Blog-Tone quotidien du mercredi 05 avril 2006
Chaque matin j’ai la même fulgurance, un chat passe à toute vitesse près de moi. Juste au coin de l’œil, cela peut être du coin de la porte jusqu’à l’angle du lit, ou du bureau à cette chaise. Parfois il passe au moment du réveil, parfois c’est au café qu’il se montre, toujours vif comme l’éclair, sauf ce matin. Ce matin, il s’est arrêté devant moi, il s’est assis et m’a regardé longuement. Il a souri. Un chat ne sourit jamais sans raison ; j’ai compris que ma vie était à un tournant. J’ai voulu l’attraper, le serrer contre moi. Je sais qu’il ne reviendra plus. Mais il me tarde demain matin, juste pour être certain.
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