Blog-Tone quotidien du jeudi 06 avril 2006
Un mégot racorni dans un cendrier sale, un peu de goudron sur le bord d’un livre et cette odeur entêtante de jasmin, rien de plus. Elle restait parfois des heures allongée là, à fixer ces lignes, à murmurer des mots, et entre deux soupirs elle regardait autour, histoire de voir si quelqu’un veillait. C’était ça mon grand plaisir, veiller à ce que rien ne vienne la déranger dans la contemplation de ses livres. Il a bien fallu pourtant que je la dérange, juste une fois, pour savoir jusqu’où ces instants étaient sacrés. Jusqu’au bout, mon pote, jusqu’au bout.
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