Blog-Tone quotidien du samedi 22 avril 2006
Il n’y a pas de plus long chemin que celui qui fait le tour de soi-même. Et j’en sais assez pour dire que j’ai encore beaucoup de temps avant d’avoir la moindre idée de l’endroit vers où il conduit. D’un pas devenu plus rapide, je le longe laissant mes doigts caresser la surface rugueuse de mon existence. Quand j’y découvre une caverne à présent, je la passe, sachant qu’à chaque fois il n’y a rien de bon à y trouver. Plusieurs fois je les ai visitées, et honnêtement je pourrais sur le fronton de chacune écrire : « toi qui passe ici, n’y reviens plus jamais ».
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