Michel Balat – Psychanalyse – Sémiotique – Eveil de coma

L’affaire Delion : A qui profite le crime ? par Laurence Gourmez-Fleuret

L’affaire Delion : A qui profite le crime ? par Laurence Gourmez-Fleuret

L’affaire Delion
A qui profite le crime ?

Merci à P. DELION de tant donner à notre psychiatrie de ce 21e siècle, qui, après avoir connu un élan extraordinaire ces 50 dernières années, se rigidifie dans des positions de clivage, et perd de son humanité.

P DELION parle de ce qu’il fait et fait ce dont il parle et, dans un formidable élan vital, tente de résister à l’organisation paranoïaque de notre nouvelle société.

L’envahissement procédurier médiatisé prend le pas sur l’approche humaniste, et tyrannise les professionnels de la psychiatrie qui refusent de moins en moins de fonctionner selon le modèle médical actuel comme des techniciens spécialistes de symptômes, syndrome, âge, et pourquoi pas couleur, odeur…

A refuser ce modèle de fonctionnement restreint et cloisonné, nous voici diabolisés comme par le passé, et c’est la chasse aux sorcières qui reprend. La pensée, c’est le diable…

Je veux dire par penser, panser mais surtout repenser la place que chacun des professionnels de la psychiatrie occupe pour chaque patient.

C’est donc se questionner au quotidien nos réponses ou nos non-réponses. Dans la plus grande humilité, notre accompagnement doit être l’objet de notre critique sur notre organisation personnelle. C’est pourtant tellement plus facile de refuser le fonctionnement du voisin, plus facile de suivre des idées reçues de neutralité bienveillante, plus faclle de redorer l’image de la psychiatrie en la réduisant à une science froide et distante, botanique, biologique, chimique et génétique.

Le serpent de mer de la psychothérapie institutionnelle se nourrit des avatars d’approches psychodynamiques et sociothérapiques qui ont vrillé leur objectif, et se sont ridiculisés dans des caricatures grotesques de club med ou d’apprentis sorciers.

Affirmer que le travail en psychothérapie appartient au champ de l’affect, du contact, émietté à travers la quotidienneté, c’est réfuter toute évaluation quantitative de notre pratique, et surtout à travers les espaces du dire revendiquer une nécessaire liberté.

Et c’est à propos d’une pratique à médiation corporelle, le pack, qui engage cette énergie humaine que je viens d’évoquer, que jaillit le passionnel, la peur, la haine.

J’ai découvert en passant devant un institut de beauté, que le pack est proposé à ses clientes à des prix fort déraisonnables.

Pourquoi s’acharner sur le symbole « P. DELION » ? Que représente t il ?

Un excellent praticien pétri de culture analytique, mais également érudit et rompu aux autres techniques de soins en psychiatrie.

Un homme ouvert et engagé, peut être trop ouvert et trop engagé.

Un professeur qui ne ménage ni son temps, ni son ardeur pour parler juste, direct, qui ne se soucie guère de ses effets de séduction, et n’assure pas ses appuis politiques.

Le cibler, c’est faire taire et détruire tout un courant psychiatrique puissant, redoutable par sa pertinence et son intelligence, qui s’oppose au saucissonnage des affections psychothérapiques selon l’âge, le symptôme, la génétique et bien d’autres critères qu’il convient de distinguer pour enrichir l’approche thérapeutique ouverte. Réduire l’autisme à une affection neurologique qui ne justifie qu’une rééducation, c’est aussi proposer de protocoliser les réponses thérapeutiques à des maladies identifiées souvent par un symptôme (ex : anorexie, boulimie, alcoolisme, troubles bipolaires … )

Le grand intérêt de la protocolisation c’est finalement d’économiser du temps, des engagements personnels, de réduire à leur simple technicité les professionnels de la psychiatrie et leur interdire de penser.

Pierre DELION fait l’objet d’un harcèlement moral dans une volonté politique délibérée de refonte des soins psychiatriques selon un modèle simpliste, rentable, évaluable à deux dimensions quand l’âme humaine en souffrance requiert une approche multiple et complexe…

Laisserions nous, par désengagement, par faiblesse, cette forfaiture se commettre à notre barbe sans sourcillier, assisterons nous impuissants au désengagement sociétal de notre nouveau siècle ?

Laurence Gourmez-Fleuret

Commentaires

27 réponses à « L’affaire Delion : A qui profite le crime ? par Laurence Gourmez-Fleuret »

  1. Avatar de mathis
    mathis

    Encore une fois, la victimisation.

  2. Avatar de poisonviolent
    poisonviolent

    Quand les psychanalystes cesseront-ils enfin de se regarder le nombril et de ne discourir que sur eux-mêmes !!!!!
    PS : ce serait sympa de ne pas me censurer cette fois M Balat même si ce que je dis ne vous plaît pas et ne va pas dans votre « sens » !!!

  3. Avatar de Pere Castor
    Pere Castor

    Je suis une fois de plus consterné de voir qu’on réagit comme si une sorte de cabale anti-Delion s’était mise en place dans le seul but de nuire à sa personne. Il n’en est rien, je me suis déjà exprimé ici à ce sujet.

    1. Avatar de maman poule 59
      maman poule 59

      Père Castor,
      le terme « intégriste » était ici même appliqué non aux approches éducatives, dont personne ne peut nier l’apport, mais à leur façon d’être appliquées , au sens figuré : « intransigeant, dogmatique ». Effectivement d’après ce que vous nous avez transmis de la prise en charge de votre fils, l’application des méthodes éducatives dont il bénéficie n’est pas intransigeante, et tant mieux pour lui : mais là aussi ce n’est pas le cas partout.J’ai rencontré des personnes qui appliquent l’ABA avec beaucoup d’ouverture et j’ai trouvé ça super !

  4. Avatar de Jean29
    Jean29

    D’accord sur l’intérêt de la protocolisation pour les technocrates.

  5. Avatar de Jean29
    Jean29

    je reproduis ci-dessous une réflexion du CREAI Bretagne (10.07.2009) :

  6. Avatar de Jean29
    Jean29

    Sans vouloir utiliser à l’excès l’argument d’autorité (mais en profitant de la pause estivale), je reprends des propos du Pr Aussilloux, président du Groupe de suivi scientifique sur l’autisme :

    1. Avatar de Une..
      Une..

      Le professeur Aussilloux a tort de présenter les choses de manière aussi tranchée.
      Comme si on devait séparer les pathologies ou les difficultés mentales en deux. Les autistes et les autres, alors qu’il est fort bien placé pour savoir que la ligne de démarcation n’existe pas. Pour séparer il faut pouvoir distinguer. Et tout le monde ou presque parle mantenant du spectre des troubles autistiques, et non plus d’une entité simple !

      1. Avatar de Jean29
        Jean29

        Le Pr Aussiloux a présenté de façon plus détaillée son point de vue (article du Pélican – octobre 2008).

        1. Avatar de Une
          Une

          Je crois comme vous qu’il ne faut pas prendre le terme éducation au sens étroit. Ni le terme autisme d’ailleurs ! Car je ne pense pas que les enfants qu’on dit psychotiques soient dépourvus d’autisme. Et nombre d’enfants porteurs de lésions ou d’anomalies neurologiques développent des troubles de type autistique…

          1. Avatar de Jean29
            Jean29

            Puisque vous parlez de plan autisme (j’ai profité de mes vacances), je dirais qu’il y a trop de psychaitrie là-dedans, trop de médico-social.

            1. Avatar de Une
              Une

              A propos de l’énoncé Constant

  7. Avatar de mathis
    mathis

    A l’attention de Mme Laurence Gourmez-Fleuret
    Paris, le 6 août 2009
    Objet : AFFAIRE DELION ?
    PLUTOT DOSSIER PACKING …
    Madame,
    Vous venez nous parler d’une « affaire Delion » qui ne préoccupe que le cercle restreint et égocentrique des psychiatres psychanalystes en charge de l’autisme en France, en vous demandant à qui profite le crime … Nous nous permettons de vous rappeler à l’ordre en vous précisant que l’objet qui fait actuellement débat (et ce pour des raisons amplement justifiées) est le Packing. Le crime est celui que subissent les enfants atteints d’autisme et leurs familles en étant soumis à ce « traitement » dégradant et maltraitant par défaut de soin. C’est donc à la psychiatrie psychanalytique, votre dogme, que profite le crime.
    Plus qu’un enjeu et une querelle personnels, l’autisme est un problème grave de santé publique. Comme nous l’avons demandé à vos confrères, nous vous remercions d’en prendre note et de le garder constamment à l’esprit.
    « Pierre DELION fait l’objet d’un harcèlement moral »… Puisqu’il faut en revenir au Professeur DELION, vous n’êtes pas sans savoir qu’il s’est imposé comme le chef de file du packing en France et l’enseigne dans un module intitulé « Les approches corporelles par packing » au sein du Diplôme Universitaire qu’il dirige à la Faculté de Médecine de Lille. Non seulement le Professeur DELION pratique le packing mais il contribue aussi à perpétuer cette situation inacceptable pour les personnes atteintes d’autisme en France. Conformément à nos statuts et dans notre combat contre le packing, une pratique maltraitante et dégradante et exercée sans validation scientifique, nous sommes effectivement amenés à nous adresser souvent au Professeur DELION en tant qu’interlocuteur principal, représentant de la psychiatrie psychanalytique en charge de l’autisme et promotrice du packing. Puisqu’il semble utile de le répéter, il ne s’agit pas d’une attaque personnelle mais d’un débat nécessaire concernant la santé de nos enfants atteints d’autisme et de leurs familles dans le désarroi. Nous ne nous attarderons pas plus sur la personne de Monsieur DELION, qui ne nous intéresse pas.
    Nous tenons à attirer votre attention sur le harcèlement moral subi par des milliers de familles en France chaque fois que l’un de vos professionnels intervient. C’est aussi le harcèlement moral que subissent toutes les mères culpabilisées dans vos hôpitaux, vos consultations mais aussi chez elles lorsque l’un de vos intervenants vient la « soutenir. » C’est le harcèlement moral que subissent les familles chaque fois qu’elles veulent inscrire leur enfant à l’école et que l’un de vos professionnels s’y oppose parce qu’il « pense » que l’enfant doit être dans l’un de vos hôpitaux. Et ce harcèlement moral atteint son apogée lorsque vous menacez les parents de signalement, mettez votre menace à exécution et demandez l’internement de l’enfant, voire l’hospitalisation de sa mère.
    Loin de vos phrases choc (« la pensée, c’est le diable ») et vides de substance, Léa pour Samy est une association de victimes de la psychiatrie psychanalytique en charge de l’autisme. Nous sommes une association de défense des droits fondamentaux des enfants atteints d’autisme et de leur famille. A ce titre, nous encourageons ce qui va dans l’intérêt de l’Enfant et dénonçons ce qui va à son encontre.
    Le packing est une pratique dégradante, maltraitante par défaut de soin, appliquée depuis des décennies sans aucune validation scientifique, et le plus souvent sans l’accord explicite des parents.
    Avec un humour grinçant et plus que déplacé, vous évoquez un institut de beauté dans lequel « le pack est proposé à ses clientes à des prix fort déraisonnables. » Impose-t-on ce ‘pack’ à une cliente qui ne peut s’exprimer ? Est-elle forcée de subir les enveloppements jusqu’à la fin si elle ne les supporte pas ? S’agit-il de draps humides et glacés ? Faites preuve d’un peu de sérieux…
    Il vous faut momifier les enfants qui ne peuvent s’exprimer dans des linges glacés et les camisoler pour obtenir une « médiation corporelle » ? Alors que d’autres spécialistes peuvent établir le contact en quelques minutes, échanger des regards avec l’enfant… Le packing en tant que pratique de médiation corporelle est un délire de votre psychiatrie archaïque.
    Madame, puisque vous semblez ne pas l’avoir fait, nous vous invitons à prendre connaissance des déclarations officielles du Gouvernement.
    Vous évoquez aussi très poétiquement « l’âme humaine en souffrance ». Nous sommes au regret de vous informer que la majorité des souffrances est issue des incompétences et des maltraitances auxquelles sont soumis les enfants dans vos institutions. Il est temps de mettre fin à un monopole destructeur qui n’a plus raison d’être.
    La psychiatrie psychanalytique a largement démontré son incompétence dans le traitement de l’autisme et n’a plus à prendre en charge l’autisme. La véritable question est de savoir où sont les professionnels les plus compétents pour traiter les enfants vulnérables que sont les enfants atteints d’autisme, pas de partager un gâteau. Il est unanimement reconnu que les approches et méthodes éducatives sont les plus appropriées. Si nous défendons ces méthodes et approches, c’est bien parce qu’elles sont les plus efficaces, avec études et évaluations les validant à l’appui, à la différence de la psychiatrie psychanalytique qui a diabolisé les approches éducatives et cognitives comportementales adaptées à l’autisme en accusant les familles de maltraitance et les associations de parents sollicitant ces approches de sectarisme, voire de dresser les enfants comme des animaux. Les traitements adaptés à la prise en charge de l’autisme existent et doivent être appliqués. La psychiatrie psychanalytique n’a aucune compétence éducative et pédagogique à apporter aux enfants. Ce n’est donc pas une question d’ « humanité » (d’ailleurs quelle science humaniste appliquerait un traitement dégradant et inhumain ?) mais de compétences professionnelles. Les enfants atteints d’autisme n’ont pas leur place dans les hôpitaux de jour (hôpitaux psychiatriques pour enfants). Par conséquent, aucune complémentarité (« intégrative ») n’est possible.
    Vous confondez toutes les pathologies avec le problème de l’autisme. Doit-on en déduire que vous soignez toutes les pathologies de la même façon ?
    Notre domaine d’expertise est l’autisme, une maladie neurologique sans lien avec « l’affect ». Les enfants atteints d’autisme naissent avec cette pathologie. L’autisme exige un diagnostic précoce et une EDUCATION précoce adaptée, et non une « rééducation » ! Il n’y a rééducation que lorsqu’on doit rééduquer les troubles découlant des traitements inadaptés, de manière à faire place à l’éducation. En tant qu’expert, nous pouvons vous affirmer que la psychiatrie psychanalytique ne doit plus être appliquée aux enfants autistes. C’est justement la puissance de cette psychiatrie psychanalytique que vous dites « redoutable par sa pertinence et son intelligence » que nous combattons. Votre lobbying a pris le pouvoir absolu sur l’autisme et ses besoins spécifiques en accédant à un financement impérial par la Sécurité sociale, et donc par le contribuable. Nous partageons par ailleurs votre avis concernant ce côté ridicule de la psychiatrie à se prendre pour le Club Med. Ce que nous trouvons réellement grave, c’est le fait que la psychiatrie puisse financer des ateliers de peinture ou de pâte à modeler, des sorties, etc.
    Rassurez-vous. Loin de nous l’idée de vous interdire de penser… D’autres spécialistes pensent aussi en toute liberté. Les psychiatres d’obédience psychanalytique ont toujours pensé sur l’autisme. Résultat des comptes : des personnes autistes et des familles maltraitées. On ne réduit pas une maladie connue disposant de données scientifiques reconnues à une pensée. Votre pensée psychanalytique est inadaptée en matière d’autisme. Il existe des traitements efficaces qui doivent être appliqués.
    Nous avons confirmé notre demande de moratoire auprès de Mme BACHELOT, Ministre de la Santé.
    Vous avez l’obligation de connaître et reconnaître toutes les avancées médicales, scientifiques, thérapeutiques, éducatives et pédagogiques concernant l’autisme.
    Vous avez l’obligation de n’appliquer que celles-ci.

    1. Avatar de Une
      Une

      C’était bien la peine de cheminer en essyant de suivre une argumentation. Nous voila repartis comme si de rien n’avait été dit sur ce fil, avec toujours a même affiche : LPS contre Delion… C’est Constant aussi ça !

      1. Avatar de Jean29
        Jean29

        Que le commentaire de LPS à cette tribune ne fasse guère avancer le débat, certes …

        1. Avatar de mathis
          mathis

          je confirme, je n’ai mis que la position de LPS sur ce post pour animier le debat.
          Je suis adherant de LPS, j’ai aussi porté plainté contre X, mais je reste entierement libre au dialogue.

        2. Avatar de Anonyme
          Anonyme

          Bonjour,
          la plaisanterie sur Constant, c’est simplement une coincidence drôle entre un patronyme et le piétinement, le sur place, dans lequel semble parfois se plaire la réflexion sur ce qu’on entend par « autisme ».
          Pour les avatars et le serpent de mer, c’est trop compliqué pour moi cette mythologie.
          Ce qui est terrible c’est que tous ces débats ont pour carburant essentiel le « malentendu » et comme booster, la mauvaise foi des uns ajoutée à celle des autres…
          Ah… le plaisir de haïr !
          La psychanalyse n’a vraiment rien ou à peu près rien à faire avec « l’autisme ». Par ailleurs, l’apprentissage forcené des codes et des comportements ne constitue pas un traitement par voie éducative.Au mieux c’est une prothèse, un équipement qui permet d’améliorer la présentation… L’abord éducatif est parfois décisif, parfois il est sans effet ; et enfin, il peut arriver qu’il soit contre productif. Je connais des enfants autistes qui savent très bien lire et écrire, qui se tiennent convenablement, sont très, très corrects, et désespérément fermés à la communication dans sa dimension affective.
          Enfin, et de toute façon, acceptera-t-on un jour de considérer que l’autisme n’étant pas une entité clinique il est assez malhonnête de bricoler de la généralité là où triomphe justement le caractère particulier de l’expression.
          Pourquoi la complexité de la psychiatrie, sa difficulté aussi, génèrent-elles des conflits et des disputes aussi violentes que régulières ?
          Peut-être parce qu’elle s’occupe de choses vraiment complexes dans une époque où tout doit pouvoir se ramener à du « simple ».
          Le fond du problème est le manque de culture générale des psychiatres. Les meilleurs d’entre eux se sont fait aspirer depuis 50 ans par un système de pensée unique qui est d’une efficacité limitée finalement aux névroses affectant des gens cultivés…
          Léa veut donc du « simple » pour Samy, et les psys ont longtemps trouvé « simple » de raisonner la psychose et les états autistiques à partir du schéma lacanien « simplifié ».On baigne dans le simple !
          Avec tout ça on a loupé et on loupe encore une réalité complexe qui ne demande qu’à être vue et décrite telle qu’elle est, à savoir une diversité d’appréhension du monde par des enfants plus ou moins différents de la moyenne générale et qui se résout en une infinité de cas particuliers, tous irréductibles aux niaiseries des classifications américaines, dont les américains, il faut quand même le dire, sont en train de revenir !!!
          Je sais, c’est embêtant la diversité, c’est tellement mieux les ensembles et les classifications !
          Mais la réalité est ainsi faite, concernant l’existence humaine, pas moyen de simplifier sans aller dans l’erreur.
          Pour conclure je dirais qu’il est nécessaire d’aborder les enfants (porteurs de troubles autistiques) en les éduquant évidemment, c’est bien la moindre des choses ! En les comprenant et en négociant avec eux à propos de leur compréhension et de leur conception du monde, c’est ce qui s’appelle soigner. Et en prescrivant si nécessaire des neuroleptiques capables d’ouvrir certaines capacités de compréhension bloquées par des processus phobiques installés. Enfin, les packs, bien sûr qu’ils font partie de ce qu’on peut faire pour établir ou rétablir un dialogue qui, pour tous les enfants du monde,commence au niveau du corps.
          C’est la rentrée…

        3. Avatar de Une
          Une

          Bonjour,
          Pour Constant ? C’est juste que ça tombe bien, ce patronyme, avec le piétinement de la réflexion au sujet de l’autisme… Sans plus.

          1. Avatar de Une du collectif
            Une du collectif

            Il y a un genre de doublon, dû au fait que entre Une et Le Collectif on a édité deux versions différemment rédigées du même message. Une et Le Collectif,vous prient de les excuser pour cet encombrement.

            1. Avatar de Jean29
              Jean29

              Et bien, je trouve que le doublon n’est pas gênant, car l’argumentation mérite bien d’être lue deux fois.

              1. Avatar de collectif psy
                collectif psy

                Pour le docteur Constant ( nous y sommes allés) nous sommes d’accord avec vous, sa métaphore témoigne d’un désir de communiquer de façon efficace à propos de l’autisme. Evidemment, comme toutes les métaphores, elle a des limites et des inconvénients : la caricature et la simplification( par exemple, le monde autistique n’existe pas comme une unité, on pourrait parler de mondes autistiques, au pluriel, ce qui change beaucoup de choses… Mais enfin, on doit bien parfois en passer par là pour pouvoir communiquer.

                1. Avatar de Jean29
                  Jean29

                  Depuis quelques semaines, se crée pour moi un certain plaisir dans la discussion avec des personnes que je ne peux présumer que de bonne foi. La bonne foi est compatible avec l’erreur et l’incompétence .. mais je ne dis pas çà pour vous … Et sur vos références théoriques, il faut que je retourne à l’école.

                  1. Avatar de collectif psy
                    collectif psy

                    Bonjour Mr 29 ,

                    1. Avatar de collectif psy
                      collectif psy

                      A Mr Jean 29 (suite),
                      ceci dit, ce n’est pas une raison pour négliger ce point fondamental qui est que, ainsi que vous le dites en d’autres termes : entre gens de bonne foi, il est agréable, voire même passionnant d’échanger des points de vue.

                    2. Avatar de Jean29
                      Jean29

                      cela ne me pose pas de problème : si contester le développement de l’autisme, c’est çà.

                    3. Avatar de Jean29
                      Jean29

                      Je suis choqué par cette pétition, parce qu’elle manifeste clairement la volonté d’exclure :

                    4. Avatar de K. Belano
                      K. Belano

                      Les habitudes culturelles a la base de ce genre d’idées réactionnaires sont malheureusement bien répandues. J’aimerais bien que cette pétition soit mieux diffusée pour voir les réactions des gens. Le pire est que je suis sur que cela ne les choquerait pas tant que ça. C’est culturel, en France on cache les handicapés, ils dérangent, ils gênent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *