Michel Balat – Psychanalyse – Sémiotique – Eveil de coma

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  • Jean Ayme

    Jean Ayme

    « Jean AYME nous a quittés …

    Après Hélène Chaigneau, une autre grande figure de la psychiatrie nous a quittés : Jean Ayme qui était né à Laon le 14 juillet 1924, s’est éteint à Paris le 31 mars 2011. Il est parti discrètement pourrait-on dire, comme il a pu l’être durant toute une vie tout en étant , en même temps, un immense homme d’action et de conviction doué d’une intelligence et d’une qualité de pédagogue exceptionnelles. Nombre de ceux qui ont eu la chance de le côtoyer peuvent en témoigner, ne serait-ce qu’à travers leur engagements présents.
    Il entre dans la Résistance en 1942 et, tout en demeurant un fidèle compagnon de route des trotskystes lambertiste, il ne cessera de soutenir, avec ses camarades du PC français, Bonnafé, Follin et Le Guillant , l’expérience de psychothérapie institutionnelle à laquelle il s’est initié à l’hôpital de Saint-Alban dans la proximité de François Tosquelles. Il en fut, ensuite, un des principaux « exportateurs » dans les hôpitaux psychiatriques publics à l’hôpital des femmes de Clermont-de-l’Oise d’abord, puis à celui des hommes de Moisselles et enfin à Sainte-Anne, à Paris dont il dirigea un service de1979 à 1992.
    Particulièrement marqué par le sort réservé aux malades mentaux sous le régime de Vichy, analysé par Jacques Lacan, membre de l’Ecole freudienne de Paris et du conseil d’administration de l’Ecole expérimentale de Bonneuil-sur-Marne auprès de Maud Mannoni, Jean Ayme a consacré l’essentiel de sa vie à cette entreprise de « désaliénation » de la folie dans la double référence au secteur et à la Psychothérapie institutionnelle.
    Auteur de nombreux articles, il a notamment écrit : « Chroniques de la psychiatrie publique », Erès, 1995, Collection « Des travaux et des Hommes » et « Essai sur l’histoire de la psychothérapie institutionnelle », dans « Actualités de la psychothérapie institutionnelle », Vigneux, Matrices, 1985″.

    Joseph Mornet

  • Jean Ayme : Essai sur l’Histoire de la Psychothérapie Institutionnelle

    Jean Ayme : Essai sur l’Histoire de la Psychothérapie Institutionnelle

    Ce syntagme, proposé en 1952 par Georges Daumézon, indique sa double origine. La psychothérapie institutionnelle naît de la rencontre de la psychanalyse et de la psychiatrie publique au milieu des années 40.

    Certes, la première rencontre entre héritiers de Pinel et héritiers de Freud remonte à 1925, année de la création de L’Évolution Psychiatrique, creuset de réflexions et d’élaborations très riches sur le plan clinique, psychopathologique, épistémologique mais sans retombées pratiques sur les structures de soins. En revanche la fin de la guerre et de l’occupation, dans le grand élan de renouveau qui suit la libération, est l’occasion d’une remise en question du sort fait aux malades dans un dispositif de soins archaïque et de projets novateurs, en même temps que la psychanalyse freudienne, qui envahit le champ socioculturel, pénètre le milieu médical. C’est à l’intersection de ces deux mouvements que prend naissance la psychothérapie institutionnelle.

    Objet d’un engouement pour la création d’activités offertes aux malades au sein de l’hôpital, elle reste souvent plus un gadget ou un effet de mode qu’un véritable travail pratique et théorique sur ce tissage du sociologique et du psychanalytique. Et, même chez ceux qui s’y engagent avec plus de rigueur, l’accord ne se réalise pas toujours sur les conditions nécessaires et suffisantes.

    Les conditions nécessaires ne seront réalisées que par une transformation, voire une subversion de l’appareil de soins centré sur l’accueil, la resocialisation et un traitement assuré au plus près du lieu de vie des malades. Les Journées Nationales de 1945 et 1947 tracent les grandes lignes de ce renouveau escompté. Elles seront reprises dans le combat mené par le Syndicat des Médecins des Hôpitaux Psychiatriques pour la modernisation de l’hôpital, la multiplication des dispensaires, la création de structures extra-hospitalières, l’augmentation des effectifs de personnel et de médecins. Déjà se dessine le schéma de ce qu’on appellera plus tard la politique de secteur.

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  • Salomon Resnik (1er avril 1920-16 février 2017)

    Salomon Resnik (1er avril 1920-16 février 2017)

    par Pierre Delion

    Salomon Resnik (1er avril 1920-16 février 2017)

    Salomon Resnik nous a quitté le 16 février. Il s’agit d’un des grands psychanalystes de notre temps. Une de ses passions : les psychoses. Il a su se former auprès des plus grands mais surtout développer son propre style avec un talent formidable. Né le 1er Avril 1920 en Argentine de parents émigrés russes, il passe son enfance et son adolescence à Buenos Aire. A dix huit ans, il décide de faire médecine et devient psychiatre. Déjà, pendant sa médecine, sa rencontre avec plusieurs psychanalystes, dont Ernest Pichon Rivière, va avoir des effets décisifs sur sa trajectoire. Il devient analyste dès 1954, membre de la Société Psychanalytique d’Argentine, puis titulaire en 1957 et membre de la Société Psychanalytique Internationale. Il prend en charge très tôt des personnes psychotiques et autistes avec un talent qui lui vaut la reconnaissance de ses collègues sud-américains. Mais, suite à sa participation au congrès de L’Association Internationale de Psychanalyse à Genève en 1955, où il rencontre notamment Melanie Klein, il décide de venir se former plus encore en Europe. Après avoir fait une escale à Paris en 1957-1958, pour approfondir la sémiologie psychiatrique avec Georges Daumezon et d’autres, et rencontré Tosquelles, Oury et Lacan, il décide d’aller rejoindre Mélanie Klein en Angleterre, qui le prend en supervision mais lui conseille de faire une « deuxième tranche » auprès de Herbert Rosenfeld. Là il rencontre les principaux psychanalystes de l’école anglaise, Donald Winnicott, Esther Bick, Mickaël Balint, Wilfried Bion, Ronald Laing et d’autres, avec lesquels il va se lier d’amitié. Quelques années plus tard, en 1968, il décide de venir s’installer à Paris et forme de très nombreux élèves à la psychanalyse, avec un intérêt particulier pour la psychanalyse des psychoses et pour les groupes. Il est invité à Paris par Daumezon (1970) à former des soignants de son service à la psychothérapie de groupe des psychoses, ainsi que par Guyotat à Lyon (1974), qui le fera nommer professeur associé de psychiatrie. Il devient membre de la Société française de psychothérapie psychanalytique de groupe (SFPPG), et en est le président de 1990 à 1994. Il continuait à aller régulièrement à Venise pour y recevoir des analysants et animer de nombreux groupes de thérapies avec des analystes en formation et également avec des patients psychotiques hospitalisés.

    Il a participé à la formation de très nombreuses équipes de psychiatrie, d’enfants et d’adultes, sachant mêler avec un génie rare la pédagogie et la supervision, la psychopathologie complexe et l’analyse du double-transfert, l’histoire de la psychiatrie clinique et les aléas institutionnels. Sa très ancienne et profonde formation d’analyste de personnes psychotiques lui a permis de communiquer avec ces patients singuliers de façon incroyable. J’ai pu mesurer cette faculté rare lors de très nombreuses sessions de travail qu’il est venu animer dans mon service à Angers, de 1992 à 2002, lorsque j’y étais pédopsychiatre de secteur. Nous voyions un enfant autiste ou psychotique avec ses parents, ses soignants habituels et son pédopsychiatre référent en entretien. Les consultations étaient filmées lorsque les parents étaient d’accord, et le document réalisé servait ensuite à la formation de l’ensemble de l’équipe de notre service de pédopsychiatrie. Même avec des enfants ne disposant d’aucun langage, ou avec d’autres, présentant des psychopathologies « extrêmes », les rencontres avec Salomon Resnik permettaient de relancer un processus thérapeutique et de créativité qui pouvait d’être tari. Il savait se servir des phénomènes transférentiels qui touchaient les soignants engagés avec les enfants dans les soins et les aider à en exprimer le suc pour faciliter la compréhension générale de chacun d’eux. Sa connaissance des groupes lui était particulièrement utile lors de ses formations d’équipe.

    Il a écrit de nombreux ouvrages, en espagnol, en anglais, en français, en italien. Les plus connus sont « Personne et psychose », dont le sous titre est « études sur le langage du corps ». Ce livre reprend en profondeur les questions de l’image du corps dans la psychose à partir d’un cas clinique présentant un syndrome de Cotard, et propose de déployer des articulations entre le monde interne de la personne psychotique et ses moyens d’expression, notamment par le corps. C’est un aspect auquel Salomon Resnik restera très sensible tout au long de son œuvre. « Espace mental » est la transcription de ses cours à l’Université de Paris VII, à l’invitation d’Ophélie Avron. Il aborde une « écologie du transfert » pour mieux mettre en perspective la possible communication entre le monde interne du malade mental et celui de son psychanalyste qui saura utiliser son propre espace mental pour mieux l’y accueillir et ainsi transformer les éléments transférentiels en autant d’éléments échangeables. « Temps des glaciations » décrit le processus de « gel progressif » qui atteint les personnes psychotiques si elles ne sont pas aidées par une approche humanisante à se réchauffer, quand elles le peuvent, au contact du monde intersubjectif, et dont les cas cliniques évoqués sont d’une force inégalée. Salomon Resnik a écrit beaucoup d’autres livres que je ne saurais tous citer ici.

    Mais pour ceux qui ont eu la chance de le rencontrer, sa présence avait quelque chose d’unique, alliant une qualité d’accueil de l’autre exceptionnelle, avec une intuition clinique hors norme. Jean Ayme avait l’habitude de le présenter comme un polyglotte jonglant avec habileté entre les nombreuses langues qu’il avait apprises au cours de sa très longue existence, mais parlant également « le psychotique » avec une rare intelligence. Nous partageons notre immense tristesse avec Anna Resnik Taquini, son épouse, et tous ceux qui ont pu profiter de sa présence et de son enseignement.

    Pierre Delion

  • Livre : UNE AVANT-GARDE PSYCHIATRIQUE par Olivier Apprill

    Livre : UNE AVANT-GARDE PSYCHIATRIQUE par Olivier Apprill

    Olivier Apprill

    UNE AVANT-GARDE PSYCHIATRIQUE
    LE MOMENT GTPSI (1960-1966)
    Préface de Franck Chaumon
    Postface de Jean Oury

    Le Groupe de Travail de Psychothérapie et de
    Sociothérapie Institutionnelles (GTPSI) rassemble
    quelques acteurs majeurs de la psychiatrie, liés à l’hôpital
    de Saint-Alban et à la clinique de La Borde, hauts lieux de
    la psychothérapie institutionnelle.
    S’y retrouvent deux à trois fois par an, de 1960 à
    1966, Jean Ayme, Hélène Chaigneau, Roger Gentis, Félix
    Guattari, Nicole Guillet, Jo Manenti, Ginette Michaud,
    Jean Oury, Gisela Pankow, Jean-Claude Polack, Claude
    Poncin, Yves Racine, Philippe Rappard, Jacques Schotte,
    Horace Torrubia, François Tosquelles, et quelques autres
    – tous engagés dans la transformation du système asilaire.
    Lieu d’une pensée collective aux prises avec
    l’inconscient et la psychose, le GTPSI se distingue d’une
    simple société savante par une remise en cause
    permanente de chacun de ses membres, par la volonté
    affichée “de ne pas s’en laisser passer une”. À la
    recherche d’une cohérence théorique et clinique, ces
    praticiens ont choisi de récuser toute position du
    psychiatre qui tendrait à l’évitement de la folie.
    En retraçant l’histoire de cette avant-garde et en
    donnant à lire l’essentiel des analyses et discussions qui
    l’ont constitué, ce livre met au jour un moment et des
    travaux inédits qui restent d’une importance majeure pour
    nourrir la réflexion psychiatrique contemporaine.

    OLIVIER APPRILL est rédacteur en chef d’Arte-Magazine et auteur de documentaires
    radiophoniques. Ancien stagiaire à la clinique de La Borde, il exerce aujourd’hui la
    psychanalyse dans le cadre d’une association qui reçoit de jeunes adultes en situation
    précaire.

    ISBN : 978-2-35427-056-8 ; 25 € ; 208 pages. Distribution Sodis. En librairie le 23 mars 2013.

  • Le Collège international de philosophie accueille, d’octobre 2011 à janvier 2012, un séminaire de huit séances autour du psychiatre Jean Oury, et de la psychothérapie institutionnelle.

    Le Collège international de philosophie accueille, d’octobre 2011 à janvier 2012, un séminaire de huit séances autour du psychiatre Jean Oury, et de la psychothérapie institutionnelle.

    AUTOUR DU GTPSI ET DU SEMINAIRE DE JEAN OURY A SAINTE-ANNE
    DEUX MOMENTS CRUCIAUX DE L’AVENTURE DE LA PSYCHOTHERAPIE INSTITUTIONNELLE

    Séminaire proposé par Olivier Apprill et Pierre Johan Laffitte
    Collège international de philosophie
    Huit séances du 12 octobre 2011 au 26 janvier 2012

    Le Collège international de philosophie accueille, d’octobre 2011 à janvier 2012, un séminaire de huit séances autour du psychiatre Jean Oury, et de la psychothérapie institutionnelle.

    La psychothérapie institutionnelle a rassemblé autour de François Tosquelles, Jean Oury, Georges Daumézon, Félix Guattari, Roger Gentis, Hélène Chaigneau, Jean Ayme, etc., tout un courant clinique, politique et psychanalytique qui a constitué un mouvement crucial pour la psychiatrie, de l’après-guerre à nos jours. Durant les dernières années, face aux politiques régressives visant à évacuer de la pratique hospitalière tout souci du sujet, et à réduire le statut anthropologique de la folie à sa gestion médicalisée, la psychothérapie institutionnelle est de plus en plus revendiquée comme un modèle, une référence, une source d’inspiration, voire de résistance.

    Notre séminaire abordera deux événements parmi cette longue histoire.

    Le premier est le GTPSI, Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles. Cette douzaine de rencontres, qui eurent lieu de 1960 à 1965, ont constitué un moment important de l’âge d’or de la psychiatrie française. Le GTPSI, groupe en prise avec les enjeux conceptuels et politiques de son temps, est sans doute l’un des points les plus extrêmes où fut poussée l’expérimentation d’une praxis théorique fidèle à la folie, à son souci éthique et à ses impératifs épistémologiques. Le GTPSI est devenu un repère historique, point de ralliement et de reconnaissance, mais il a été rarement connu dans son détail et dans sa logique profonde ; sa singularité mérite d’être dégagée, et c’est la première étape d’une telle tâche que proposera Olivier Apprill, à partir des archives de la clinique de La Borde (fondée et dirigée par Oury) et d’entretiens réalisés avec plusieurs de ses acteurs.

    Le second événement majeur, qui constituera l’objet principal de nos séances, est le Séminaire de Sainte-Anne de Jean Oury, que tient tous les mois depuis 1980 le fondateur de la psychothérapie institutionnelle. Ce séminaire constitue, de fait, l’acte théorique majeur qui, au fil des trente dernières années, face à un public toujours plus dense, poursuit au plus près de la folie et de son quotidien l’effort, précaire et sérieux à la fois, qui maintient pensée et clinique à la hauteur juste du sujet psychotique. Pierre Johan Laffitte, à partir des archives de Jean Oury, tentera d’en dégager quelques axes, autour essentiellement des cinq premières années du séminaire. On abordera tout ensemble l’ethos, la parole et l’histoire de ce lieu crucial pour l’histoire et l’actualité de la psychiatrie et de la psychanalyse.

    De façon générale, notre approche n’est pas clinique, mais se veut une analyse praxique du discours, où sens, éthique et pertinence sont le nœud épistémologique hors duquel la pensée d’Oury reste impensable. L’objet du discours d’Oury, son régime praxique et sa profonde homologie de structure et de logique avec la folie, tels seront les angles par lesquels nous tenterons d’approcher cette pensée et la façon dont elle se donne, s’improvise, se transmet et, à travers elle-même, transmet le savoir d’un champ de la clinique et de l’éthique à l’âge contemporain. C’est au tissage de cette pensée et de sa parole que nous tenterons d’être fidèles : comment Oury propose une praxis théorique singulière ?

    Les séances seront organisées de la façon suivante :
    Après une première séance posant les grandes lignes historiques et théoriques, nous progresserons de façon chronologique par deux séances consacrées au GTPSI, puis par deux séances consacrées au Séminaire de Sainte-Anne ; nous réservons deux séances à des invités, dont Jean Oury, qui viendra en janvier parler essentiellement de l’expérience du GTPSI ; une séance de conclusion reprendra d’un point de vue théorique certains points et procédera à des ouvertures.

    Renseignements pratiques :

    Calendrier des séances :

      Mercredi 12 octobre 2011, 18h30-20h30. Séance d’introduction. Site Rue Descartes, salle JA01.

      Jeudi 20 octobre 2011, 18h30-20h30. Séance GTPSI, 1. Site Rue Descartes, salle JA05.

      Vendredi 4 novembre 2011, 18h30-20h30. Séance GTPSI, 2. Site Rue Descartes, salle JA01.

      Jeudi 17 novembre 2011, 19h-21h. Séance Séminaire de Sainte-Anne, 1. Lycée Henri-IV, salle N34.

      Jeudi 1er décembre 2011, 19h-21h. Séance Séminaire de Sainte-Anne, 2. Lycée Henri-IV, salle N34.

      Jeudi 15 décembre 2011, 18h30-20h30. Séance avec un invité. Site Rue Descartes, salle JA01.

      Jeudi 19 janvier 2012, 18h30-20h30. Séance avec Jean Oury (à confirmer). Site Rue Descartes, salle JA01.

      Jeudi 26 janvier 2012, 19h-21h. Séance de conclusion. Lycée Henri-IV, salle N34.

    Adresses et coordonnées :
    Collège International de philosophie —
    Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Carré des sciences
    1 rue Descartes, 75005 Paris
    Tél. : 01 44 41 46 80 — Fax : 01 44 41 46 86
    www.ciph.org
    Le programme sera disponible sur le site Internet du CIPh à la mi-septembre 2011.

    Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement ou échange en dehors des séances elles-mêmes. Vous pouvez nous joindre aux adresses suivantes :
    o-apprill@artefrance.fr
    pjlaffitte@almageste.net

  • Notes développées sur un séminaire de Sainte-Anne

    Notes développées sur un séminaire de Sainte-Anne

    Pour mémoire. L’éveil de coma : concepts à partir de Peirce et de Jean Oury

    On pourra trouver les notes extraordinaires d’Annick Bouleau sur une intervention que j’ai faite à Sainte Anne le 18/04/07. Les questions tournent autour de l’éveil de coma et des concepts élaborés à l’occasion du travail fait avec Edwige Richer, le personnel et les blessés de Château Rauzé. Le texte se trouve à l’adresse suivante : http://ouvrir.le.cinema.free.fr/pag…. Il suffira de cliquer alors sur le séminaire du 18 avril de l’année 2006/7 consacrée à l’analyse institutionnelle.

    Et merci encore à Annick Bouleau pour son travail de scribe et la publication de ses prises de notes des séminaires mensuels de Jean Oury à Sainte Anne.

    Introduction

    Jean Oury n’est pas là ce soir, ni Jean Ayme. Il y a moins de monde dans l’amphi. Michel Balat nous annonce que Jean Oury, qui a eu un petit « accident

    domestique », lui a demandé de venir à sa place (Pierre Delion, lui aussi devait être présent mais n’a pu se libérer) pour parler un peu de Peirce.

    Le rituel des annonces sera très court…

    (…)

  • Intervention du 18/04/2007 au séminaire de Ste Anne

    Intervention du 18/04/2007 au séminaire de Ste Anne

    Prises de notes d’Annick Bouleau

    Mercredi 18 avril 2007

    On peut trouver l’original de ce texte, l’un de ceux publiés par Annick Bouleau, sur le site « ouvrir le cinema« .

    AU NOM DE JEAN OURY

    « Pourquoi je n’avais pas donné de titre ? L’année dernière, on avait hésité. J’ai dit que j’avais

    honte de donner un titre, avec tout ce qui se passe dans cette sorte de mascarade et de destruction

    de la psychiatrie. C’était un jour d’été. Parler comme si de rien n’était ? « Logiques

    institutionnelles et stratégie analytique », c’était le titre de l’année dernière… Alors est arrivé,

    d’une façon sournoise, un titre que je dois assumer, difficilement : « Pragmatisme et

    psychiatrie ». Une fois pris au piège de ce titre, j’espère qu’on va pouvoir en parler et que vous

    m’aiderez.

    D’où vient ce titre-là ? Ce n’est pas uniquement par souvenir littéraire. Ça fait très longtemps

    que je pense au mot « pragmatisme » sans trop savoir ce que c’est. Mais je me suis dit que c’est la

    suite de « Logiques institutionnelles et stratégie analytique ». Ce pragmatisme, ce n’est pas le

    « pragmatique ».

    J’y pensais donc depuis longtemps. Peut-être pour essayer de spécifier le champ dans lequel on

    est engagé, pour regrouper ce qui était « apparu » à la suite de rencontres un peu inattendues,

    comme cette notion de « sous-jacence » que j’avais développée déjà en 1958. Puis est arrivée, il y

    a quelques années – ça me semblait plus poétique et ça complétait la sous-jacence, l’humus,

    « l’horticulture institutionnelle ! » – la notion « d’arrière-pays ». C’était pour essayer de définir,

    d’une façon plus précise, ce avec quoi on travaille dans le champ « psychiatrique ». Ce

    raisonnement pourrait s’appliquer à d’autres domaines aussi artificiels que la psychiatrie,

    comme la « pédagogie » par exemple, la vraie. Est-ce que, quand on rencontre quelqu’un, ce n’est

    pas quelque chose qui va être mis en résonance, repéré plus ou moins inconsciemment par

    l’autre ? Il y a de la « connivence », des harmoniques. Tous ces termes ont été développés

    précédemment. »

    JEAN OURY, Introduction au pragmatisme en psychiatrie

    http://www.erudit.org/revue/pr/2002/v30/n3/006871ar.html

    Jean Oury n’est pas là ce soir, ni Jean Ayme. Il y a moins de monde dans l’amphi.

    Michel Balat nous annonce que Jean Oury, qui a eu un petit « accident

    domestique », lui a demandé de venir à sa place (Pierre Delion, lui aussi devait

    être présent mais n’a pu se libérer) pour parler un peu de Peirce.

    Le rituel des annonces sera très court…

    (…)

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  • 20 èmes Journées de Marseille

    20 èmes Journées de Marseille

    AMPI

    20 èmes Journées

    de

    Psychothérapie Institutionnelle de MARSEILLE

    L’ALCAZAR

    27 et 28 Octobre 2006

    La psychothérapie Institutionnelle

    Pourquoi, où, quand, comment ?

    Programme

    Vendredi 27 Octobre 2006

    8h30 Accueil

    9h Allocution du Président de l’AMPI – Docteur A ABRIEU

    9h15 Michel BALAT

    9h45 Jean AYME

    10h15 Discussion

    1àH45 Pause

    11h Pepe GARCIA IBANEZ

    11h30 Martine FOURNIER

    12h Discussion

    12h30 Repas

    14h30 Dimitri KARAVOKYROS

    15h Yann JURQUET

    15h30 Discussion

    16h Pause

    16h15 Michel LECARPENTIER

    16h45 Enrique SERRANO

    17h15 Discussion

    18h Débat Public animé par Jacqueline DE GRANDMAISON

    Samedi 28 Octobre 2006

    9h Roland GORI

    9h30 Salomon RESNIK

    10h Discussion

    10h30 Pause

    10h45 Jean OURY

    11h15 Discussion

    11h45 AMPI, les 20 ans – Table ronde des Présidents de l’AMPI – « Passé et avenir de l’AMPI »

    12h15 Apéritif et fin des Journées

  • La psychothérapie institutionnelle : rencontre de la citoyenneté et de l’histoire personnelle

    La psychothérapie institutionnelle : rencontre de la citoyenneté et de l’histoire personnelle

    Serge Drylewicz & al., 2 février 2006

    La psychothérapie institutionnelle : rencontre de la citoyenneté et de l’histoire personnelle

    Notre participation au DU a une longue histoire préalable à la fois professionnelle et personnelle. Cette intrication assumée des facteurs objectifs et subjectifs est peut être déjà un indice de ce qui fait de notre pratique une implication engageant notre subjectivité, notre fonctionnement inconscient, jusqu’à cette journée de formation d’aujourd’hui, formation/ réflexion, tant pour vous que pour nous : un moment d’échange sur qui est en permanence dans notre actualité, mêlant public et privé.
    Quel est le chemin de chacun jusqu’à se réclamer de la psychothérapie institutionnelle ? on ne peut pas faire l’impasse de ces arrière plans : hasard de notre biographie, de notre histoire personnelle en lien avec nos sympathie et antipathie, nos identifications, aux allures parfois de butées narcissiques inamovibles.

    L’Histoire, les événements fondateurs des années 30 aux années 60 de cela Jean Oury a du vous les évoquer avec la pertinence qu’on lui reconnaît.

    Oury rappelle souvent que Jean Ayme le qualifie de psychiatre le plus public des psychiatres privés.

    Or ce qui fait la particularité de notre intervention c’est sans doute notre exercice prédominant dans le service public.

    C’est une question lancinante, parfois source de discordes ou d’affrontements violents entre praticiens à l’occasion de rencontres sur des sujets institutionnels : la distinction public/privé est elle pertinente ? Serions nous, nous qui nous revendiquons du service public, les plus privé des psy publiques ? Y aurait il une universalité de la psychothérapie institutionnelle, lui permettant, sous différentes formes, mais avec quelques invariants de s’appliquer tant dans le public que le privé ? Se revendiquer du mouvement de psychothérapie institutionnelle ne comporterait il pas une part de mascarade ou de faux semblant aux objectifs à décrypter ? La psychothérapie institutionnelle est elle encore une position tenable ? A-t-elle un avenir ? Voire n’est elle pas en risque de récupération pour constituer des bantousland concédés à des pratiques et des acteurs marginalisés ? éventualité qu’on se doit d’évoquer surtout dans un contexte de remaniement accéléré des structures de la psychiatrie publique et privé tel que l’envisage le projet Hôpital 2007, avec la nouvelle gouvernance et son cortège d’accréditation et de T2A.

    Ce sont ces questions que nous vous proposons de mettre en débat, en s’appuyant aussi sur des travaux cliniques que Jean-Claude Jouhet, Jean-Michel Royer, Marie-Alice Blot présentent, Charles Dissez présentant lui son projet de psychiatre aubergiste comme dépassement exemplaire des clivages public/privé. (…)

  • Autisme et Eveil de coma

    Autisme et Eveil de coma

    Introduction aux journées

    Je voudrais, tout d’abord, dire quelques mots pour excuser des absents. Excuser Jean Ayme qui, depuis qu’il a pris la retraite, a trop de travail, beaucoup trop de travail, et excuser de même Antonio Labad de Reus. Nous regrettons aussi l’absence de notre ami, notre cher Horace Torrubia, qui est encore un peu fatigué pour se déplacer aussi loin, mais enfin ça va mieux, je pense qu’aujourd’hui nous allons lui passer un petit coup de fil pour lui donner le bonjour de tout le colloque. Regretter aussi l’absence de quelqu’un que vous ne connaissez pas et dont je me faisais un vrai plaisir de le présenter à notre communauté, Alvaro Escobar Molina, un homme épatant qui, hélas, est dans la même situation qu’Horace et ne pourra pas être là. Et si vous me le permettez je voudrais quand même donner, alors là, un souvenir hélas, puisqu’elle n’est plus là, mais je pense beaucoup à Zoubida Hagani, cette amie venue d’Oran, chassée d’Algérie, mais dont la présence fut un rayon de soleil dans ce département, un moment de rencontre extraordinaire, et qui est morte d’un cancer. Il y a quelques mois nous avions, ensemble, une semaine avant sa mort, préparé une liste d’invités, elle m’avait donné des noms, et m’avait dit, il faut absolument qu’untel vienne, etc. Donc voilà, je voulais dédier ces journées à son souvenir.

    Si Edwige Richer et Pierre Delion pouvaient venir à la tribune pour m’accompagner, je me sens un peu seul, d’autant que ce que je vais dire maintenant, puisque je me propose de faire une petite introduction à ces journées, leur doit beaucoup, ainsi qu’à Jean Oury, ainsi qu’à d’autres, enfin, c’est trop !

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