Le nouveau Chavaroche va arriver.
Voir en ligne : DICTIONNAIRE CRITIQUE de l’ACCOMPAGNEMENT MEDICO-SOCIAL des personnes handicapées mentales
ISBN : 979-10-94346-11-2
448 pages avec documents et schéma en couleur, 39 €
Plus de renseignements : catalogue des publications
www.editionsdune.fr
Sophie Legrain – editions[at]d-une.fr – 06 81 38 87 12
Voir en ligne : Les symptômes primaires de la schizophrénie
Voir en ligne : Favereau+Cohen dans Libé (14/06/16)
Voir en ligne : Sur les docks : sortir du coma
Vient de paraître le nouveau livre de Jean Mornet, « Une introduction aux psychothérapies » aux éditions du Champ Social)
Le livre peut être d’ores et déjà commandé aux éditions du Champ Social, 34bis rue Clérisseau, 30000 NIMES, 06 18 89 42 79,
contact@champsocialeditions.com, www.champsocial.com
Qu’est-ce que la psychothérapie ? Qu’est-ce que le psychodrame ? Qu’appelle-t-on thérapies corporelles ? Sur quoi se fondent les thérapies de groupe ? Qu’est-ce la psychothérapie institutionnelle ? Qu’est-ce, enfin, la psychanalyse ? Autant de questions sur lesquelles se penche cet ouvrage. Il en reprend les fondements théoriques et historiques et les éclaire par de nombreux cas concrets tous issus de la pratique de son auteur.
Ce livre s’adresse aux professionnels ou aux futurs professionnels qu’ils soient soignants, éducateurs ou travailleurs sociaux. Bien au-delà, il est destiné à toute personne intéressée personnellement ou professionnellement par les questions de santé mentale.
Il part d’un détour nécessaire sur la constitution du psychisme plongeant ses racines en-deçà même de la naissance et de la conception de chaque être humain pour, ensuite, développer les différentes approches de la psychothérapie individuelles ou groupales, verbales ou corporelles.
« Cet ouvrage de Joseph Mornet est bien venu en ces temps de déréliction de la psychothérapie, car non seulement il en restaure une définition et une pratique justes, sans prétentions éhontées ni divagations démagogiques, mais en plus il en donne une théorie s’appliquant à ses diverses formes, constituant ainsi un corpus commun dont nous manquions jusqu’alors » (Pierre Delion).
Vient de paraître aux éditions érès
Créativité et inventivité en institution
Voir en ligne : Présentation
Collection
La
Boite
à
outils
de
la
revue
Institutions
Jean
Oury
La
décision,
séminaire
Sainte-‐Anne
1985-‐1986
Le
séminaire
de
Jean
Oury,
donné
à
Sainte-‐Anne
en
1985-‐1986,
témoigne
une
fois
de
plus
de
la
manière
dont
sa
démarche
«
met
en
mouvement
»
l’art
de
la
question,
son
efficace
et
sa
fertilité.
Est-‐ce
que
ça
existe
la
décision
?
Qui
décide
?
La
décision
de
quoi
?
Que
décide-‐t-‐on
?
À
quel
niveau
topique
?
Et
s’il
s’agit
d’une
«
fonction
décisoire
»,
qu’en
est-‐il
de
cette
«
fonction
»
?
Et
puis
aussi
:
«
Quelle
est
la
décision
au
niveau
de
la
schizophrénie
?
»,
«
Est-‐ce
que
je
décide
de
me
lever
le
matin
?
»
Tout
en
interrogeant
la
spécificité
de
la
psychiatrie,
de
la
psychanalyse…
:
«
L’Autre
est
au
coeur
de
soi-‐même
bien
avant
qu’on
le
sache
».
D’où
l’analyse
des
positions
d’évitements,
évitement
de
l’acte,
peut-‐être,
avec
cette
question
encore
:
«
Qu’est-‐ce
que
l’acte
?
C’est
un
transfert
d’angoisse
»,
et
:
«
L’acte
est
le
point
de
sortie
de
l’inhibition
qui,
à
la
différence
d’une
action,
est
vraiment
quelque
chose
de
signifiant,
d’une
autre
dimension
qui
instaure
un
nouveau
désir
».
Quel
est
l’acte
thérapeutique
alors
?
Avec
cette
«
mise
en
mouvement
»
de
la
question,
ne
sommes-‐nous
pas
invités
–
en
compagnie
des
nombreux
concepts
réinterrogés
dans
ce
séminaire
–
à
beaucoup
côtoyer,
au
niveau
le
plus
concret,
les
paroles
d’Emmanuel
Lévinas
:
«
Nous
sommes
responsables
de
la
responsabilité
d’autrui
»
?
314
pages,
25€
+
port
annick.de-‐moncuit@orange.fr
&
secretariatmedical.lb@cliniquedelaborde.com
www.revue-‐institutions.com
Commandes
à
l’attention
de
Institutions,
Clinique
de
La
Borde,
41700
Cour
Cheverny
In Sciences et Avenir N°779, janvier 2012
Des rumeurs de malversation
bruissaient depuis quelques mois
dans le monde de la cosmologie
autour de la paternité de l’une des plus
grandes découvertes du domaine :
l’expansion de l’Univers. Rappel des
faits : c’est l’astronome américain
Edwin Hubble qui récolta tous
les lauriers avec son article de 1929
et passa à la postérité avec la célèbre
constante qui porte son nom. Mais les mieux informés savent que l’intuition selon laquelle
les galaxies s’éloignent d’autant plus vite qu’elles
sont éloignées est en réalité due à Georges
Lemaître. Deux ans plus tôt, en 1927, ce physicien
belge, et accessoirement prêtre catholique,
en faisait part dans une revue scientifique de son
pays assez obscure, si bien que l’article passa
inaperçu. C’est ainsi, l’histoire des sciences est
remplie d’injustices. Reste que la coupe de 1’affront menaçait de déborder depuis que des article, parus en 2011, dans Nature entre autres, avaient insinué que la traduction
anglaise, en 1931, de l’article de
Lemaître aurait été censurée des
passages démontrant la paternité du
chanoine dans l’expansion de l’Univers.
Qui était le responsable ? Hubble
lui-même, opérant en sous-main pour
que histoire soit réécrite en sa faveur ? Intrigué par ce mystère, Mario Livio,
de l’institut scientifique du télescope spatial (Baltimore, Etats-Unis), s’est plongé dans les
documents liés à l’article de 1931 pour débusquer
le coupable. Et il s’agit de… Georges Lemaître ! Eh
oui, beaucoup de bruit pour rien, y compris pour une
découverte liée au Big Bang. C’est le prêtre lui-même qui a traduit son article et choisi d’en éliminer
les passages déjà présents dans celui de Hubble et
désormais devenus « sans intérêt ». Une belle
humilité, qui semble si inconcevable de nos jours
qu’elle méritait bien une enquête…
Hervé Ratel
ARTSHEBDO
MÉDIAS
ArtsHebdo|Médias
aux couleurs de l’art
et de la science
publication
100%
numérique
ARTSHEBDO
MÉDIAS
A l’occasion de la semaine de l’art contemporain à Paris,
ArtsHebdo|Médias sort un e-mag spécial « Art & Sciences ».
Il fait le point sur les collaborations de plus en plus nombreuses
et pointues rapprochant artistes et chercheurs. Aucun domaine
scientifique n’échappe aujourd’hui à la sagacité des créateurs
contemporains. ArtsHebdo|Médias vous emmène à leur rencontre.
Au sommaire
Des oeuvres commentées, un dossier qui fait le point sur la relation artistes/scientifiques,
une enquête sur l’art et l’Espace, un focus sur l’art et les nanotechnologies, un entretien
avec le physico-chimiste Gérard Férey, un article sur l’art et les hybridations, des portfolios
consacrés aux oeuvres de Loris Gréaud, Olga Kisseleva et Miguel Chevalier, un Jeu des
mots avec Dominique Roland, directeur du Centre des arts d’Enghien-les-Bains, un article
sur la 9e édition d’Archilab à Orléans et un agenda.
Des publications chaque jour sur www.arthebdomedias .com
Jusqu’au vendredi 1er novembre inclus, le site mettra en ligne chaque jour un nouvel
article dans le cadre de cette thématique « Art & Sciences ». Lisez dès aujourd’hui,
l’entretien avec l’historien d’art Arnauld Pierre, l’interview de Fred Forest et le portrait
de l’architecte Jorge Ayala.
ArtsHebdo|Médias à Art Elysées
Pour fêter l’art contemporain, ArtsHebdo|Médias sera présent à Art Elysées, du 24 au
28 octobre, avenue des Champs-Elysées, à Paris. Les journalistes de l’équipe se relaieront
pour vous accueillir. N’hésitez pas à venir échanger avec nous sur le sujet de l’art et des
sciences. Une occasion également de découvrir la monographie vivante de Fabien Mérelle.
Un numéro téléchargeable gratuitement
Exclusivement consacré à l’art contemporain et aux artistes vivants, ArtsHebdo|Médias
existe sur le Web depuis 2010 : www.artshebdomedias.com. Avec l’application du même
nom (exclusivement pour tablettes numériques), téléchargeable gratuitement sur l’App
Store et sur Google Play, la rédaction propose depuis juin 2012 un nouveau média qui vient
multiplier les canaux de diffusion pour des contenus qui se complètent.
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Responsable développement et marketing
06 80 61 10 41
lross ilhol@scmlmedias .com
Marie-laure Desjardins
directrice des publications
06 60 11 73 35
mldesjard ins@artshebdomedias .com
ARTSHEBDO
MÉDIAS
Numéro #06 : arts & sciences
Voir en ligne : Arts-hebdo
Le Monde des livres, 20 septembre 2013, p. 4
L’Epouvantable docteur Freud
Sigmund Freud condamnant sciemment ses sœurs à la mort ? Un bien laid roman
Ecrivain macédonien, adepte des études de genre (Gender studies), Goce Smilevski prend appui dans son dernier roman sur un prétendu épisode méconnu de la vie de Sigmund Freud afin de montrer que le fondateur de la psychanalyse était un misogyne pervers, fasciné par le nazisme, obsédé par l’argent et la masturbation : en bref, un répugnant personnage.
Et pour faire passer le message, il construit une sorte de roman vrai rédigé à la première personne mais dont le narrateur n’est autre qu’Adolfine Freud, l’une des soeurs du héros, transformée en témoin d’une Vienne fin de siècle pour amateur de grand guignol. Juste avant d’être gazée à Theresienstad, elle retrace son destin et celui de plusieurs femmesmaltraitées par des artistes célèbres. Au fil des pages, est donc rapporté l’itinéraire de deux de ses camarades en sororité : Klara Klimt et Ottilie Kafka, victimes de leurs épouvantables frères.
Ainsi réinventée par Smilevski, qui semble ignorer qu’il n’y avait pas de chambres à gaz à Therensienstadt, Adolfine se souvient, au début de son récit, d’une scène du mois de mai 1938 au cours de laquelle elle aurait imploré son frère Sigmund de l’emmener avec lui en exil à Londres avec ses trois soeurs : il aurait suffit d’ajouter quatre noms sur sa « liste » à côté de ceux des autres membres de la famille, pour que toutes fussent sauvées. Mais voilà que Freud refuse de lui répondre tandis qu’il caresse deux statuettes de sa collection : un petit singe et une déesse mère dénudée. Adolfine raconte ensuite comment, dans sa jeunesse, après qu’elle eut été quitté par son amant, ce même frère l’aurait aidée, sans la moindre parole réconfortante, à interrompre une grossesse désirée. Après avoir décrit ses autres malheurs, elle achève son plaidoyer par l’évocation d’une scène d’allaitement, symbole de la grandeur d’une maternité dont elle aurait été privée par un frère avorteur, pourtant en extase devant le fameux tableau de Bellini La vierge à l’enfant.
On devrait rire à la lecture de ce livre maternaliste, mal fagoté et rempli deponcifs. Mais on est saisi d’effroi quand on sait qu’il est traduit en une vingtaine de langues, qu’il a reçu un prix et qu’il est destiné à prouver aux historiens que Freud était réellement le premier responsable de l’extermination de ses soeurs. Histoire d’en remettre un peu, l’éditeur français a choisi un autre titre : La liste de Freud, quand la traduction littérale aurait donné La soeur de Freud. Manière de faire du Viennois un anti-Schindler.
Pour mémoire, rappelons que Freud n’a pas rédigé de « liste » et qu’il a quitté Vienne le 4 juin 1938, en compagnie de Martha, sa femme, Anna, sa fille, Paula Fichtl, sa gouvernante, Lün, sa chienne et le docteur Josefine Stross. Aucun des acteurs de cette histoire n’est parvenu à obtenir une autorisation de sortie pour Adolfine et ses soeurs, toutes quatre âgées de plus de 70 ans. Adolfine mourut de dénutrition à Theresienstadt, le 5 février 1943, Paula fut gazée à Maly Trostinec en même temps que Maria, et Rosa Graf à Treblinka, en octobre 1942.
On rêverait qu’un écrivain prenne la plume pour raconter le roman de cette tragédie. Mais pour y parvenir encore faudrait-il qu’il place en exergue de son récit, fut-il « féministe », le précepte d’Alexandre Dumas : « On a le droit de violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants. »
Voici une critique qu’on peut lire.
Les dernières parutions :
Rue Freud
Claude de la Genardière
Quatrième de couverture : « La rencontre de la rue Freud et les pérégrinations psychiques auxquelles elle m’a conduite est devenue pour moi paradigmatique d’une dynamique d’écriture psychanalytique, telle que je la rêve et telle que je la cherche. J’en ai fait l’entrée en matière de ce livre. Elle sera développée dans la suite. À ce point d’écriture, c’est un court récit ; la mise en récit d’un processus psychique fondé au cœur de l’expérience psychanalytique, déroulé à partir d’un simple moment de promenade parisienne entre la Porte des Lilas et la Cité de la musique et des sciences. Ce moment s’est ouvert sur des noms aux résonances lourdes, « Les Archives », « le cimetière du Père-Lachaise », noms renvoyant aux traces du passé, à l’histoire et à la place des m orts, noms appelant un regard en arrière. »
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 16 septembre 2013
214 pages – 14 x 21 cm – 22 € – ISBN : 978 2 7056 8662 8
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ce livre
au prix préférentiel de 22€
20€
offre valable jusqu’au 16 septembre 2013
dans la limite des stocks disponibles
Quand lire, c’est faire. Écrire, traduire, transmettre
Pierre Delion
Lire ce livre, c’est aller à la rencontre du talent particulier de Pierre Delion, pédopsychiatre et professeur de psychopathologie à Lille, grand lecteur et chroniqueur régulier de la revue Carnet Psy. Avec les quelques cinquante recensions ici rassemblées, il nous ouvre autant sa petite bibliothèque de l’intime que celle des outils « performatifs » qui conduisent sa clinique de l’enfance nourrie des registres de l’histoire, la philosophie, la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle. Véritable boussole pour tout soignant en pédopsychiatrie, ce livre ouvre des perspectives de « formation » vivante qui, rappelant les grands noms de Freud, Klein, Winnicott, Schotte et Oury, tient compte de toute l’actualité clinique et théorique produite pour une psychiatrie « à visage humain ».
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 23 septembre 2013
308 pages – 14 x 21 cm – 35 € – ISBN : 978 2 7056 8676 5
Commander
ce livre
au prix préférentiel de 35€
29,75€
offre valable jusqu’au 23 septembre 2013
dans la limite des stocks disponibles
L’acte du psychanalyste
L’angoisse chez Lacan : affect ou passion
Jean-François Gorog
La passion est un mot ancien, l’affect est bien plus récent puisque le substantif n’apparaît qu’avec… Freud, traduit en français. Ils sont presque équivalents. Mais le premier de ces mots est sans doute meilleur parce que la passion n’est pas seulement subie, comme l’affect, elle implique qu’on y participe, qu’on agisse. C’est sans doute pourquoi Lacan au moment de son séminaire L’Angoisse produit un étrange tableau, sa théorie des affects à lui – prolongement de la triade de Freud, inhibition, symptôme, angoisse. Que viennent y faire ces deux occurrences de l’acte que sont « acting out » et « passage à l’acte » ? Un parcours s’ensuit de Thomas d’Aquin vers l’acte du psychanalyste.
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 15 octobre 2013
224 pages – 14 x 21 cm – 30 € – ISBN : 978 2 7056 8445 7
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ce livre
au prix préférentiel de 30€
24€
offre valable jusqu’au 15 octobre 2013
dans la limite des stocks disponibles
Pratique psychanalytique et politique
sous la direction de Roland Chemama
et Christian Hoffmann
La psychanalyse est une affaire individuelle. Elle est le parcours d’un sujet avec son analyste. Ses rapports avec la sphère politique et sociale ont donc pu être ignorés ou délaissés pendant de nombreuses années. Ce livre, qui recueille les contributions prononcées lors du colloque éponyme organisée par l’association Ferenczi après Lacan, interroge deux conditions du travail psychanalytique qui sont en lien avec le politique : la transmission institutionnalisée en relation avec une policlinique, et les conditions politiques (qu’elles soient externes à la psychanalyse ou internes) nécessaires à l’émergence d’une pratique psychanalytique.
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 15 octobre 2013
441 pages – 15 x 23 cm – 35 € – ISBN : 978 2 7056 8449 5
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au prix préférentiel de 35€
30€
offre valable jusqu’au 15 octobre 2013
dans la limite des stocks disponibles
Le corps du détenu
Études psychopathologique de l’homme en situation carcérale
Jérôme Englebert
Nombreux sont les philosophes, les penseurs, les psychologues à avoir intégré à la définition anthropologique fondamentale la notion de liberté. D’où une question essentielle : comment la prison modifie-t-elle l’homme ? En situation carcérale, quel rapport l’être humain entretient-il à son environnement et à lui-même ? Peut-on élaborer une psychopathologie en cette situation ? Et si oui, comment ?
Tout détenu appréhende l’espace, le temps, son propre corps de façon biaisée. La situation dans laquelle il se trouve affecte son imaginaire, son psychisme, son identité. L’objet du présent livre est donc d’aborder la question de la subjectivité et de la sensation lorsque l’individu est placé dans une situation de privation de liberté et aboutit à l’élaboration clinique d’un concept oxymorique, celui de liberté carcérale.
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 22 octobre 2013
342 pages – 17 x 24 cm – 38 € – ISBN : 978 2 7056 8725 0
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ce livre
au prix préférentiel de 38€
30€
offre valable jusqu’au 22 octobre 2013
dans la limite des stocks disponibles
L’aliénation
Psychose et psychothérapie institutionnelle
Elie Pouillaude
Préface de Jean Oury, postface de Jean-Michel Labadie
La clinique de la psychothérapie institutionnelle s’est construite autour du traitement de la psychose schizophrénique. Fidèle au vœu de Freud, cette pratique permet de traiter psychanalytiquement, en établissement, des patients difficilement accessibles à la cure-type. Nous soutenons l’idée que ce mouvement ne peut se comprendre, historiquement, cliniquement et théoriquement qu’à partir du concept de double aliénation. Il nous paraît dès lors nécessaire, dans une perspective de prise en charge psychanalytique de la schizophrénie, de contribuer à la restauration de cet ancien concept d’aliénation.
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 15 novembre 2013
370 pages – 17 x 24 cm – 38 € – ISBN : 978 2 7056 8677 2
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ce livre
au prix préférentiel de 38€
30€
offre valable jusqu’au 15 novembre 2013
dans la limite des stocks disponibles
L’avec schizophrénique
Danielle Roulot
Préface de Michel Balat, postface de Jean Oury
Avec plus de quarante-cinq ans de présence auprès des schizophrènes, Danielle Roulot nous ouvre une approche clinique où se rencontrent différentes dimensions de l’avec schizophrénique. Il s’agit de ce que présente le patient au thérapeute, à l’équipe soignante et aux autres patients. La façon de recevoir d’un schizophrène quand on l’accueille s’articule avec le transfert, et c’est ce dont il est question avec les nombreux personnages de patients qui parsèment cet ouvrage.
Collection Hermann Psychanalyse
Date de publication : 21 novembre 2013
370 pages – 14 x 21 cm – 15 € – ISBN : 978 2 7056 8796 0
Commander
ce livre
au prix préférentiel de 15€
13€
offre valable jusqu’au 21 novembre 2013
dans la limite des stocks disponibles
Linguistique et psychanalyse
sous la direction de Michel Arrivé et Claudine Normand
Lors de cette rencontre organisée dans une période où la linguistique et la psychanalyse, moins courues que précédemment, restaient des disciplines-phares dans le domaine de la pensée, se sont éclaircies à la fois les différences qui les séparent et les points communs qui peuvent les rapprocher. Ainsi s’est approfondie « l’entremise » de Jacques Lacan, quand il assurait que Freud avait anticipé la psychanalyse en étudiant la parole des hystériques et affirmé que l’inconscient est structuré comme un langage.
Contributeurs : Michel Arrivé, Jacqueline Authier-Revuz, Sémir Badir, Marie-France Bonnet, Jacques Bril, Françoise Cahen, Yong-Ho Choi, Jean-Claude Coquet, André Dedet, Marc Derycke, Françoise Farges, Irène Fenoglio, Johannes Fehr, Elisabeth Gailledrat, Fran- cis Gandon, Suzanne Ginestet-Delbreil, Groupe Echo, Marjolaine Hatzfeld, André Lacaux, Anne Mathieu, François Mondoloni, Dario Morales, Nadine Ninin, Claudine Normand, Janeta Ouzounova, Berthille Pallaud, Max Reinert, Jean-Louis Sarradet, Jackie Schön, Béatrice Turpin, Izabel Vilela.
Collection Cerisy/Archives
Date de publication : 15 novembre 2013
424 pages – 15 x 23 cm – 33 € – ISBN : 978 2 7056 8783 0
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ce livre
au prix préférentiel de 33€
28€
offre valable jusqu’au 15 novembre 2013
dans la limite des stocks disponibles
Découvrez le catalogue « Psychanalyse » des éditions Hermann
Voir en ligne : Editions Hermann
André Green, Du signe au discours. Psychanalyse et théories du langage, 2011.
Critique de Patricia Desroches voir : http://test.espacestemps.net/articl….
Un article de mon amie Lucia Santaella, trouvé par hasard sur internet…
http://www.pucsp.br/~lbraga/epap_pe…
Qui gère la formation continue et l’évaluation des pratiques des médecins en France ?
Si, comme le dit l’adage, « l’argent est le nerf de la guerre » alors il faut se rendre à l’évidence : ce sont les firmes pharmaceutiques qui assurent la formation et l’évaluation du corps médical français.
Déjà plus de 90 pour cent des organismes et des sessions de formation continue en France sont financés directement ou indirectement, en totalité ou en partie, par les firmes pharmaceutiques. De plus en plus de sociétés savantes médicales ou d’organismes de formation développent avec elles des » partenariats éthiques » et des » collaborations responsables » pour financer leurs actions, mettant fin pour certains à l’indépendance qu’ils revendiquaient car ils connaissent parfaitement le lien entre indépendance de l’information et qualité des soins. (…)
Voir en ligne : Qui gère la formation continue et l’évaluation des pratiques des médecins en France ?
Pétition pour renégocier le plan autisme par Bernard Golse : http://www.avaaz.org/fr/petition/Re…
Voici un film contre les préjugés réciproques concernant des soins pour les enfants autistes, basés sur les savoir-faire autour du corps ou autour du comportement (avec leurs fondements réciproques dans la psychanalyse (l’image du corps) et les théories de l’apprentissage)
Et les politiciens là-dedans !
Voir en ligne : Le journal Libération.fr
Madame Carlotti doit s’expliquer …
Les propos que la ministre aux personnes handicapées, Madame Carlotti, a tenus au journal « Le Parisien » du 2 mai et qui sont rapportés par « Le Monde » exigent une clarification de sa part.
Soit elle estime avoir été trahie dans le compte-rendu qui est rapporté et elle doit le dire.
Soit elle assume ces propos comme reflétant sa pensée, et elle ne peut en rester là. Une telle prise de position émanant d’un ministre socialiste est extrêmement grave.
Balayer d’un revers de main quarante ans de pratique inspirée par la psychanalyse en prétendant, de plus, qu’elle concentre tous les moyens (où sont ces moyens ?) au nom de l’efficacité promue comme nouveau critère sanitaire et social est, soit de l’ignorance, soit une ouverture idéologique très inquiétante.
Nous espérions l’idéologie utilitariste pragmatique disparue avec la nouvelle Présidence au profit d’un retour à des valeurs humanistes ouvertes à la complexité et refusant les simplifications binaires manichéennes : nous serions-nous trompés ?
L’invocation complémentaire du chantage aux moyens est de l’ordre d’un dangereux autoritarisme ou d’une infantilisation navrante. Nous sommes en droit d’exiger plus de hauteur de vue et de responsabilité dans l’exercice de sa charge de la part d’une ministre.
Un courrier de demande de clarification commun à plusieurs organisations devrait être adressé à Madame Carlotti. Le double serait adressé à Madame Touraine, voire à la Présidence de la République car ces propos engagent le gouvernement entier.
Joseph MORNET, psychologue
Un livre à paraître, hautement recommandable, de notre amie Annick Bouleau. Souscrivez vite !
Annick Bouleau
Passage du cinéma, 4992
Composition, choix des fragments, montage : Annick Bouleau
Conception graphique : The Theatre of Operations
Édition : Ansedonia, association loi 1901
http://ouvrirlecinema.org/ansedonia…
17 x 24 cm, broché, 980 p. environ, 35 euros.
Disponible en septembre 2013
Souscription (jusqu’au 31 juillet 2013), 30 euros
http://ouvrirlecinema.org/ansedonia…
Voir en ligne : Ouvrir le cinéma
Voir en ligne : Editeur
Audition de Jean Oury par la commission de santé mentale de l’assemblée nationale
Voir en ligne : Audition de Jean Oury
Dr Paul Machto : D’une utilisation « extensive » d’une recommandation de la HAS …
Monsieur Laurent Chambaud,
Lors de notre entrevue au Ministère le jeudi 13 septembre dernier, nous vous avions rapidement évoqué notre analyse et notre opposition aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, que ce soit à propos des accréditations et certifications mais aussi à propos de l’autisme.
Un événement qui nous apparaît gravissime vient de se produire à propos d’une intervention prévue à l’Université Toulouse Le Mirail, d’un de nos collègues, psychiatre, le Dr Alain Gillis.
Il devait intervenir dans un département de philosophie devant des philosophes, des psychologues et des psychiatres à propos de son expérience de nombreuses années sur le packing.
Une association nommée « Autism Rights Watch », semble t il ultra minoritaire, a lancé une menace auprès du Président de l’Université, en s’appuyant sur les « recommandations » de la H.A.S. (cf. le document ci-joint).
La réaction ne s’est pas faite attendre : annulation de la conférence !
Serait-on entrer dans une époque où des « interdits » de parole, de débats, de penser, peuvent être désormais lancés à propos de l’autisme en s’appuyant sur la H.A.S. ?
Le Professeur Pierre Delion s’est trouvé également menacé lors d’une journée de débats organisée par l’Association des Centre de Recherche sur l’Autisme, prévue à Caen fin septembre, par une autre association particulièrement virulente, Autisme France.
Tels sont les effets de l’intervention de la H.A.S. à propos de l’autisme, à propos duquel elle a plus cédé à des actions de lobbying politique que prenant appui sur des échanges scientifiques et cliniques.
Je souhaite au nom du Collectif des 39 vous alerter sur ces faits qui nous apparaissent intolérables sur le plan des échanges et débats sur les pratiques cliniques, faits qui relèvent d’une sorte de terrorisme.
Il nous semble important que Madame la Ministre soit informée de telles entraves à la liberté de parole lors de rencontres, colloques et journées scientifiques.
Nous souhaiterions savoir ce que Madame la Ministre peut envisager de faire pour permettre que de tels agissements anti-démocratiques ne se reproduisent plus et que les débats cliniques et éthiques sur l’autisme puissent se tenir dans la sérénité, et laisser libre cours aux controverses scientifiques et publiques, sans anathème ni « fatwas », si vous me permettez ce propos.
En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien accorder à de tels faits, je vous prie d’agréer, Monsieur Chambaud, l’expression de mes respectueuses et cordiales salutations.
Dr Paul Machto
Pour le Collectif des 39.
Voir en ligne : Lettre à Laurent Chambaud
Voici la lettre qui a fait trembler l’Université !………
Voir en ligne : Lettre de ARW
Les marges du handicap mental
des « idiots » aux personnes « n’ayant pu acquérir
un minimum d’autonomie »…
Présentation
Dans le champ du handicap mental, ceux qui sont le plus gravement déficients
ont toujours constitué un problème tant pour les nommer que pour définir
scientifiquement leurs troubles ou encore leur trouver une place dans les
dispositifs d’accueil et d’assistance.
Des « idiots » aux personnes « n’ayant pu acquérir un minimum d’autonomie »
(tels qu’ils sont nommés dans le décret du 20 mars 2009) ils ont fait l’objet de
nombreux enjeux : inné ou acquis ? éducables ou inéducables ? classables ou
inclassables ? relevant du soin ou du social ?
Dans cet ouvrage, Philippe Chavaroche s’attache à retracer l’histoire de ces
personnes depuis les débuts de la psychiatrie et de l’éducation spécialisée au
19ème siècle jusqu’à nos jours à travers les recherches et publications dont ils
ont fait l’objet.
Cette histoire met en évidence qu’ils ont occupé, et occupent toujours, une place
incertaine, tantôt inclus dans les connaissances médico-psychologiques et les
politiques sociales… tantôt relégués dans les marges les plus lointaines de
l’humanité.
Ce livre aidera les professionnels accompagnant ces personnes dans les Maisons
d’Accueil Spécialisées, les Foyers d’Accueil Médicalisé, les foyers de vie ou
occupationnels, les services hospitaliers… à les situer dans une histoire et ainsi à
mieux comprendre les enjeux actuels les concernant.
L’auteur : Philippe Chavaroche, Docteur en Sciences de l’Éducation.
Après avoir exercé des fonctions d’encadrement dans des établissements
accueillant ces personnes gravement handicapées mentales et dans la formation
des travailleurs sociaux, il se consacre maintenant à la formation continue dans
les établissements et à l’analyse des pratiques. Il est l’auteur d’ouvrages et
d’articles sur l’accompagnement des usagers et sur le travail d’équipe en MAS et
FAM.
Voir en ligne : Site de Philippe Chavaroche
Dans la collection La boite à outils
hors série de la revue Institutions
vient de paraître le livre
de Fernando Vicente :
La parole en psychiatrie
Encore efficace ?
174 pages, 15 €,
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est dès maintenant disponible.
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du séminaire de Jean Oury :
La décision
Saint-Anne 1986
300 pages, souscription 20 €
ouvrage disponible en septembre 2012
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réserve (….) exemplaire(s) x 20€ = €
Chèque à établir au nom d’INSTITUTIONS
Clinique de La Borde – 41700 Cour Cheverny
Voir en ligne : Institutions
« Un militant écologiste s’est enchaîné le 26 mars aux grilles de la mairie de LOUPIAN une commune de l’Hérault située près de SETE pour protester contre un projet de déclassement d’une partie d’une zone Natura 2000. Quatre heures plus tard, il se retrouve dans une chambre d’isolement de l’hôpital psychiatrique de MONTPELLIER : il va y rester neuf jours.
« L’Association régionale d’aide à la santé mentale (ARASM) Croix Marine Languedoc Roussillon s’associe aux réactions qu’a suscité l’internement d’un militant de défense de l’environnement suite à son action publique d’opposition au projet de déclassement d’une zone Natura 2000.
Elle s’inquiète des dérives autoritaires et sécuritaires actuelles justifiant ces décisions qui sont difficilement compatibles avec un Etat de Droit.
Elle dénonce, enfin, la psychiatrisation actuelle de tout acte social ou citoyen menaçant l’ordre public. Cette psychiatrisation permet de désamorcer toute dénonciation politique et de traiter tous les faits sociaux en les rabattant du côté de la seule psychopathologie individuelle. Elle constitue, en même temps, un mépris pour toutes les personnes en souffrance psychique qui risquent de voir accentuée, par le fait même, la stigmatisation sociale dont elles sont l’objet ».
Contact : 06 83 54 40 58 et http://www.arasm-lr.com/
Voir en ligne : Le site de l’ARASM – Languedoc Roussillon
COMMUNIQUE :
La Haute Autorité est tombée bien bas !
Une nouvelle tartufferie.
Le collectif des 39 prend acte des dernières décisions de la Haute Autorité de Santé (HAS) concernant l’autisme, et qui interdit de fait le packing « sans exception », sauf dans le service du Pr Delion où une recherche est en cours depuis deux ans à la demande du ministère de la Santé… Ainsi une décision est prise sans attendre les résultats de ce travail important qui sous la pression de lobbies dictant leur conception de la maladie, imposent de se détourner du soin. Nous soutenons avec force notre collègue Pierre Delion, pris au milieu de cette tourmente, et de cette double contrainte : mener une recherche sur une pratique désavouée par la HAS !
Mais comme nous le pressentions, cette affaire est loin de se limiter à l’autisme, bien loin de s’appuyer seulement sur le lobby de certaines associations de parents, se plaignant d’un manque d’accueil de certains praticiens, de certains dogmatismes.
Le scandale de l’insuffisance de moyens, de lieux d’accueil et de prises en charge intensive n’est absolument pas pris en compte.
Dès l’annonce de la décision, le président de la HAS a affirmé qu’il s’agissait d’en finir avec une psychiatrie adossée à la psychanalyse et qui serait incapable de faire ses preuves.
Le propos, s’il a le mérite de la clarté, se présente comme une véritable déclaration de guerre contre la psychiatrie relationnelle. Il bascule même dans un négationnisme, occultant les plus de soixante années de travaux, de recherche, de résultats thérapeutiques que nous devons à Françoise Dolto, Maud Mannoni, Tony Lainé et Roger Misés pour ne citer que les plus illustres praticiens français reconnus dans le monde entier.
Le président de la H.A.S. qui avait aussi masqué ses conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, vient rejeter la psychiatrie que nous pratiquons, ouverte sur l’altérité, ouverte sur tous les autres champs du savoir, dans sa prise en compte du transfert, de l’inconscient et le du désir humain.
Si nous avons à rappeler après la mise en place de la loi indigne du 5 juillet 2011 que les patients ne sont pas des criminels potentiels, bons à enfermer ou à traiter de force à domicile, nous sommes aujourd’hui confrontés à l’extrême violence d’une volonté d’éradication de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle, d’une psychiatrie où la dimension relationnelle est au cœur de tout processus de soins, où la dimension psychopathologique n’est pas déniée ou rejetée.
Aujourd’hui le packing, et demain l’interdiction de tout ce qui tisse la vie quotidienne et relationnelle dans les institutions : les médiations qui s’appuient sur les activités thérapeutiques, les repas pris en commun, les ateliers d’expression et de création etc.
Tout ce qui ne peut être « évalué » dans l’immédiateté, dans la « preuve » par des chiffres, des statistiques, et qui se trouve en rapport avec l’inestimable du désir humain, se trouve ainsi invalidé explicitement par la HAS !
Nous nous trouvons sous le coup d’un « interdit professionnel » et d’une « police de la pensée » où il s’agirait de bannir tout un pan du savoir humain. Cet interdit s’applique de facto aux familles et aux patients qui seraient demandeurs d’une thérapie autre que celles recommandées par cette instance.
Ne nous y trompons pas, ce diktat tente de discréditer une conception de l’humain qui considère que tout homme ne peut en aucun cas se réduire à être un tas de molécules ou un objet à adapter ou à rééduquer.
Les recommandations, les accréditations, les protocoles et certifications nous imposent un carcan étouffant toute initiative soignante, l’envahissement d’une bureaucratie abêtissante, la mise en place d’un système à même de nous empêcher de soigner.
Ainsi après les ridicules recommandations de bonnes pratiques sur les TOC et la dépression, où tout référence psychopathologique est soigneusement évitée, L’HAS démontre à nouveau sa partialité, son incompétence, son pouvoir de nuisance.
Un pas supplémentaire vient d’être franchi :
La HAS et son président se discréditent complètement
En posant ces actes la HAS se révèle au grand jour comme l’instrument d’une idéologie implacablement réductionniste, dégradante et régressive.
C’est pour ces raisons que nous demandons aux candidats à l’élection présidentielle de se prononcer (entre autres) sur :
L’arrêt immédiat de tous les processus d’accréditation et de certification, des recommandations de “bonne pratique “ et “des conférences de consensus”, validés dirigés et imposés par l’HAS, dont l’objectif d’une mise en normes des pratiques, protocolisées et homogènes, est anti thérapeutique, destructeur des soins et constitue un obstacle majeur à des soins psychiques de qualité.
Aussi le meeting du samedi 17 Mars revêt-il une importance cruciale au cœur de cette campagne électorale. Les soignants, les familles et patients qui sont au programme, avec des scientifiques et des philosophes, vont expliquer les raisons de leur refus d’une instrumentalisation de la science. Nous réaffirmerons notre mot d’ordre d’arrêt de toute cette folie évaluatrice et normative.
Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire
Voir en ligne : Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire
Il [Montesquieu dans L’Esprit des lois] ne perd pas de vue, pour autant, la « propre nature » de l’homme, par exemple lorsqu’il
note que « l’esclavage est contre le Droit naturel,
par lequel tous les hommes naissent libres
et indépendants ». Il n’a cessé d’observer la
diversité des sociétés et de les expliquer dans
la mesure du possible, mais aussi de réfléchir
aux institutions les plus conformes à la « propre
nature » de l’homme et les plus favorables
à son épanouissement. Par là, il a contribué
à poser en des termes nouveaux la question
philosophique par excellence, qui est aussi
la première question politique : celle de la
nature propre de l’homme, en deçà des
différences historiques observables, et de la
meilleure organisation politique qu’il puisse
se donner.
Or cette question se pose aujourd’hui plus
que jamais. Ceux qui veulent plier l’homme
dans un certain sens, en imprimant dans son
esprit une idée de lui-même conforme, non pas
à sa nature, mais à leurs intérêts, disposent de
moyens de plus en plus dangereux. Les grandes entreprises de domestication de la pensée qui se sont succédé à l’époque contemporaine
ont produit des résultats de plus en plus
catastrophiques. La dernière en date, celle du
néo-libéralisme, n’en aura pas de meilleurs.
Or, pour la combattre, il est nécessaire d’en
comprendre la nature.
Comme les précédentes, elle s’impose en
répandant une idée de l’homme conforme
à l’intérêt de ses promoteurs. Le néo-libéralisme veut que cette idée devienne
notre seconde nature et que nous perdions
de vue la première. Ce phénomène a été
analysé récemment par Pierre Dardot et
Christian Laval [La nouvelle raison du monde, Paris, La découverte, 2009, p.5]. « Ce qui est en jeu, écrivent-ils, n’est ni plus ni moins que la forme de notre
existence (…). Le néo-libéralisme définit en
effet une certaine norme de vie dans les
sociétés occidentales et, bien au-delà, dans
toutes les sociétés qui les suivent sur le chemin de la ’modernité’. Cette norme enjoint
à chacun de vivre dans un univers de
compétition généralisée, elle somme les
populations d’entrer en lutte économique
les unes contre les autres, elle ordonne les
rapports sociaux aux modèles du marché,
elle transforme jusqu’à l’individu, appelé
désormais à se concevoir lui-même comme une entreprise ».
Extrait de Notes sur Tchouang-Tseu et la philosophie, de Jean-François Billeter, chez Allia pp.41/44.
Un projet de fusion-absorption de l’Ecole par l’Association
Aurore est actuellement sur le point d’être concrétisé. Nous
exprimons notre désaccord sur ce passage hâtif sans élaboration qui
va entraîner la dissolution de l’association CERPP (Centre de
Recherche Pédagogique et Psychanalytique). Aussi nous demandons un
moratoire.
Allez sur le site http://pourlavenirdebonneuil.com/ pour signer l’appel.
Voir en ligne : APPEL POUR L’AVENIR DE L’ECOLE EXPERIMENTALE DE BONNEUIL
A consulter régulièrement : le blog de notre cher Philippe Chavaroche… De riches réflexions sur le travail social et le soin.
Voir en ligne : Blog de Philippe Chavaroche
Prochaine causerie le 18 septembre 2011 à 18h15 à mon cabinet.
Pour les amoureux d’Emile Benveniste, je signale la sortie de son Baudelaire, fragments d’un manuscrit inachevé. Pour le commander :
Editions Lambert-Lucas
Michel Balat
« Jean AYME nous a quittés …
Après Hélène Chaigneau, une autre grande figure de la psychiatrie nous a quittés : Jean Ayme qui était né à Laon le 14 juillet 1924, s’est éteint à Paris le 31 mars 2011. Il est parti discrètement pourrait-on dire, comme il a pu l’être durant toute une vie tout en étant , en même temps, un immense homme d’action et de conviction doué d’une intelligence et d’une qualité de pédagogue exceptionnelles. Nombre de ceux qui ont eu la chance de le côtoyer peuvent en témoigner, ne serait-ce qu’à travers leur engagements présents.
Il entre dans la Résistance en 1942 et, tout en demeurant un fidèle compagnon de route des trotskystes lambertiste, il ne cessera de soutenir, avec ses camarades du PC français, Bonnafé, Follin et Le Guillant , l’expérience de psychothérapie institutionnelle à laquelle il s’est initié à l’hôpital de Saint-Alban dans la proximité de François Tosquelles. Il en fut, ensuite, un des principaux « exportateurs » dans les hôpitaux psychiatriques publics à l’hôpital des femmes de Clermont-de-l’Oise d’abord, puis à celui des hommes de Moisselles et enfin à Sainte-Anne, à Paris dont il dirigea un service de1979 à 1992.
Particulièrement marqué par le sort réservé aux malades mentaux sous le régime de Vichy, analysé par Jacques Lacan, membre de l’Ecole freudienne de Paris et du conseil d’administration de l’Ecole expérimentale de Bonneuil-sur-Marne auprès de Maud Mannoni, Jean Ayme a consacré l’essentiel de sa vie à cette entreprise de « désaliénation » de la folie dans la double référence au secteur et à la Psychothérapie institutionnelle.
Auteur de nombreux articles, il a notamment écrit : « Chroniques de la psychiatrie publique », Erès, 1995, Collection « Des travaux et des Hommes » et « Essai sur l’histoire de la psychothérapie institutionnelle », dans « Actualités de la psychothérapie institutionnelle », Vigneux, Matrices, 1985″.
Joseph Mornet
M. ALAPETITE
Retracer l’histoire de l’Association Culturelle au secteur II puis celle de l’A.C.S.M. c’est 25 ans d’histoire dans laquelle je suis engagée, de façon individuelle mais aussi et surtout collective.
Après avoir fait, pendant mes études d’infirmière 2 stages au secteur II et 1 stage au secteur III j’ai choisi de travailler au secteur II, les 2 secteurs étant dans le mouvement de la Psychothérapie Institutionnelle.
Au printemps 1977, des membres de l’équipe organisent à la Maison pour Tous la projection du film « 1 gélule 3 fois par jour » suivie d’un débat où se retrouvent des membres de Vie Libre, de la FNMIP (Fédération Nationale des Malades Infirmes et Paralysés, de la CSCV (Confédération Syndicale du Cadre de Vie), du SMG (Syndicat de Médecine Générale), le médecin de PMI (Protection Maternelle et Infantile) ainsi que des habitants du quartier. Il est question au cours de la discussion de l’utilisation de la chimiothérapie, de son intérêt et de ses abus. Les participants décident avant de se quitter de créer un « collectif santé ».
D’autres soirées autour de films débats rassembleront de nombreuses personnes impliquées autour de ce sujet : « ce gamin-là » de F. DELIGNY, « Eléphant Man » de David LINCH, « Fou à délier », etc…
Une commission santé mentale est créée, une permanence voit le jour dans les locaux du centre social. Un membre de l’équipe est sollicité pour siéger au conseil d’administration de l’association soins santé, association loi 1901 gérant des centres de soins sur Angers et ses environs.
Le groupe « santé mentale et alcoolisme » se réunit toutes les semaines, des malades y participent, le journal de l’union des associations lui ouvre ses colonnes.
De son côté, le « groupe petite enfance » auquel se rallie le secteur de pédopsychiatrie anime de riches débats.
Parallèlement se constitue un organe de réflexion interne le groupe d’inter contrôle analytique que P. DELION définissait comme le lien où l’on peut aborder ce que la relation transférentielle peut déclencher sur nous ou sur les autres et qu’il convient de repérer pour pouvoir s’en servir comme d’un levier thérapeutique de la prise en charge du malade (in psychose toujours).
(…)
HISTOIRE
L’histoire de ce service débute essentiellement le 10 septembre 1965 avec l’arrivée d’un médecin dénommé Jean Colmin. Cette histoire a été racontée essentiellement dans trois ouvrages : en 1975 la thèse de Marie-Françoise Leroux récemment éditée aux éditions du champ social ; en 1980 le livre de Jean Colmin intitulé l’aventure du quartier Ney publié aux éditions du scarabée des CEMEA ; en 2002 un livre d’Alain Buzaré publié aux éditions du champ social sous le titre « la psychothérapie institutionnelle, c’est la psychiatrie ! »
Avant 1965, c’est l’asile : certains pourront trouver ce rappel historique quelque peu inutile, mais je pense, et aujourd’hui encore plus qu’hier, que nous n’en ferons jamais assez pour éviter que cela ne revienne. « L’oubli de ces réalités continue à faire le moteur de la persévérance » nous dit à ce sujet Lucien Bonnafé.
L’hôpital psychiatrique départemental est alors organisé en services d’hommes et services de femmes, séparées d’une allée centrale et de grilles bien solides. Il y a trois services d’hommes : les admissions sont faites les jours pairs au service B. les jours impairs au service C et les jeudis (pair ou impair) au service A. Le service C. des hommes futurs secteur 3 comporte quatre pavillons désignés par des numéros (1, 2,4 et 8 ) renfermant, à double tour, chacune des catégories de malades définies dans une optique typiquement asilaire (qui, sous d’autres vocables, revient actuellement à la mode…) :
— au pavillon 1 : 200 malades « calmes, tranquilles et travailleurs ».
— au pavillon 2 : 60 malades « entrants ». C’est le pavillon d’admission.
— au pavillon 4 : 90 malades « gâteux »
— au pavillon 8 : 50 malades « difficiles, agités »
Chacun des pavillons bénéficie d’une architecture externe et interne de type carcéral avec grilles, sauts de loup, dortoirs et chambres cellulaires et dont certains stigmates persistent encore au regard averti ou resté vigilant. Les salles à manger, les cours grillagées et les couloirs sont les seuls lieux « collectifs ». Privés de leurs objets personnels, habillés de l’uniforme asilaire, privés de visite pendant 15 jours, les patients sont alimentés dans des écuelles en aluminium avec une cuillère pour tout couvert.
La superposition des différents systèmes hiérarchiques explique le fait qu’à tous les niveaux, le personnel vit dans la crainte de la sanction et le malade, de ce point de vue est celui qui, par son comportement en cas de fugue ou de suicide, peut provoquer l’attribution de ces sanctions. Aussi doit-t-il vivre dans la plus extrême dépendance des infirmiers, être manipulable, irresponsables et passif. Toute tentative de protestation ou toute manifestation psychopathologique dérangeante est sévèrement réprimée (enfermement, entrave, etc.).
L’organisation de cette vie collective est marquée par de nombreux rituels : lever et coucher avec comptage des malades ; visite médicale quotidienne où tout le monde se met au garde-à-vous à l’arrivée du médecin-chef et du surveillant-chef son seul interlocuteur ; repas à heures fixes, distribution des médicaments, du tabac ; rituels de surveillance (de la porte, de la cour…), des rapports écrits, des fouilles systématiques, de la lecture journalière de tout le courrier arrivé ou en partance.
Ce monde clos est lui-même organisé en néo-sociétés closes, très hiérarchisées et qui n’ont entre elles aucune interpénétration : administrations, services médicaux, services généraux communiquent sous la forme de note de service, de rapports, de bons.
Depuis le temps qu’on en parle ! Le cœur du problème turc semble être c’est celui des limites. Depuis l’antiquité, la Turquie est la grande plaque tournante de la civilisation Indo/Européenne. Lieu de luttes, d’échanges, de découvertes, mais surtout lieu imaginé qui suscite, malgré la distance réelle, des débats houleux.
Depuis l’antiquité l’idée de frontière a quelque peu évolué. Les limes romains de sont pas des frontières stables, ce sont des lieux d’installation des familles de soldats romains, des fronts pionniers, des espace en romanisation. Rien de tel chez les grecs qui installaient des comptoirs, nos modernes zones franches, dont la fonction principale était l’exploitation des richesses locales. Quel grec se serait installé si loin de sa cité ? Les luttes entre les deux Empires romains puis la poussé de l’Islam on donné une autre tournure à ces frontières. Elles sont devenues des lieux d’affrontements, de séparation. Traverser une frontière c’était rentrer dans un autre monde.
La Turquie est depuis ces temps anciens un lieu de frontières. Orient et Occident s’y imbriquent, Christianisme et Islam s’y mélangent, Religion et Laïcité s’y réinventent. Les premiers Conciles chrétiens s’y sont déroulés, un Califat s’y est imposé, un État musulman et Laïc y a été créé. Et puis il y eu Troie ! Des événements uniques et fondamentaux qui sont l’Histoire de l’Europe. Alors la Turquie dedans ou dehors ? Il me semble que ce n’est pas la bonne question.
Organiser une grande Fédération de 400 millions de personnes avec un État puissant ça existe outre-Atlantique. Mais qui se lancera dans cette grande entreprise ? Et surtout pour qui ? Un peu de prospective sur l’avenir de notre planète devrait nous donner quelques pistes. Et ça, c’est pour une autre fois.